Actualisation (voir aussi taux d’actualisation) : Méthode qui permet de transformer une valeur future, par exemple une somme d’argent à recevoir dans l’avenir en une valeur présente équivalent
Agent économique : Personne ou catégorie de personne que l’on désigne par sa fonction principale (consommateur, producteur, épargnant …)
Analyse coût-bénéfice : Une analyse coût-bénéfice compare les coûts engendrés par une action et les bénéfices qui y sont associés. Il est par exemple possible de calculer les coûts associés à la restauration d’une bonne qualité écologique de la nappe d’Alsace et d’évaluer les bénéfices qui y sont associés. Le but est de savoir si les bénéfices sont supérieurs aux coûts (somme des coûts et des bénéfices positive) ou si les coûts sont supérieurs aux bénéfices (somme négative). Elle permet notamment de déterminer si les coûts de restauration d’un milieu sont disproportionnés au regard des bénéfices issus du changement d’état.
Analyse coût-efficacité : L’analyse coût-efficacité vise à comparer différentes actions, différents programmes de mesures. L’objectif est de calculer le coût d’un projet pour une amélioration donnée de l’environnement. L’on peut par exemple se demander quel est l’effet d’une passe à poissons ou d’un soutien d’étiage sur le nombre de poissons supplémentaires. Le ratio coût-efficacité s’exprimera alors en €/poisson.
Bénéfice non-marchand : Bénéfice qui peut être retiré d’un projet sans que celui-ci ne soit monnayable sur un marché.
Bien-être : Terme désignant la satisfaction d’un individu ou d’une collectivité.
Bien économique : Tout moyen capable de satisfaire un besoin. Il existe une infinité de biens économiques différents. En effet, un bien se caractérise non seulement par ses caractéristiques physiques, mais également par sa localisation et sa date de disponibilité. Exemple : une glace au chocolat n’est pas le même bien si vous en disposez au pôle Nord ou en Afrique.
Bien environnemental : Bien disponible gratuitement et dont la production ne nécessite aucun travail humain, ce peut être l’air que nous respirons, un paysage, la qualité d’une masse d’eau, la présence d’animaux dans un milieu, l’absence de pollution sonore ou visuelle, etc.
Bien marchand : Les biens marchands sont des produits matériels pouvant être vendus et achetés.
Bien non-marchand : Les biens non-marchands ne peuvent être vendus ou achetés.
Bien public (ou bien collectif) : Un bien est un bien public si :
Biens substituts (ou substituables) : Deux biens sont substituables s’ils satisfont le même besoin ou des besoins proches. Exemple : l’automobile et le train.
Biens complémentaires : Deux biens sont complémentaires si leur utilisation conjointe permet de satisfaire un besoin. Exemple : un stylo et du papier.
Carte de paiement : Sorte de tableau où sont disposés les montants monétaires proposés à une personne interviewée dans le cadre d’une évaluation contingente.
Catégorie socio-professionnelle : La catégorie socio-professionnelle d’in individu est son classement, dans une nomenclature établie par l’INSEE, selon sa situation professionnelle en tenant compte de plusieurs critères : métier proprement dit, activité économique, qualification, position hiérarchique et statut.
Cohorte : En démographie, ensemble de personnes vivant un même évènement pendant une période déterminée ou ensemble de personnes définies par certaines caractéristiques (situation géographique, âge, sexe, exposition à une maladie, etc.).
En épidémiologie, la définition est similaire, mais l’accent est mis sur le fait que les individus d’une cohorte font l’objet d’un suivi au cours d’une enquête ou d’une étude longitudinale (Etude qui suit un groupe de personnes, par exemple un groupe de personnes âgées, durant une période donnée).
Consentement à payer : Montant maximal qu’une personne est prête à payer pour pouvoir bénéficier d’un bien.
Coûts d’opportunité : Gain qu’entraînerait un emploi différent d’une ressource économique. Exemple : l’investissement en éducation entraîne un coût d’opportunité courant qui peut s’évaluer par le salaire que toucherait l’individu en travaillant immédiatement. Dans le cas de la méthode des coûts de transport, le coût d’opportunité peut s’évaluer en estimant le salaire que toucherait l’individu s’il avait travailler au lieu de se déplacer sur le site à usage récréatif évalué dans l’étude.
Défaillance de marché : Situation dans laquelle les mécanismes de marché ne permettent pas d’atteindre une efficacité maximale, du fait par exemple de la présence d’externalités ou de l’existence d’un bien public.
Demande (voir aussi fonction de de demande) : Quantité d’un bien ou d’un service qu’un individu (demande individuelle) ou que l’ensemble des individus intéressés par ce bien ou ce service (demande du marché) souhaite acheter, ex ante, à un prix donné.
Evaluation contingente : Le nom d’évaluation « contingente » vient du fait que les personnes doivent révéler leur consentement à payer contingentement à un scénario, hypothétique par nature. L’évaluation contingente fait ainsi partie des méthodes à préférences déclarées dans la mesure où les personnes interviewées révèlent elles-mêmes leurs valeurs, au contraire des méthodes à préférences révélées où leur consentement à payer est déduit de leur comportement, des choix qu’ils font dans la vie de tous les jours.
Externalité (voir aussi internalisation) : Un agent crée un effet externe lorsqu’il procure à autrui par son activité un avantage gratuit ou un dommage sans qu’il y ait de compensation.
Une externalité peut donc être positive : vous profitez des fleurs qui sont sur le balcon du voisin sans pour autant qu’il y ait de compensation de votre part, ou négative : lorsque le voisin fait du bruit dans l’escalier, il ne vous compense pas pour la gêne occasionée. Dans le premier cas, le gain en bien-être est positif, dans le second cas, il y a une perte de bien-être.
Fonction de demande
La fonction de demande est la relation qu’on établit, toutes choses égales par ailleurs, entre les quantités demandées d’un bien et le prix de ce bien.
Fonction de production
Fonction mathématique reliant la quantité produite aux quantité des différents facteurs (intrants) utilisés et combinés pour l’obtenir.
►Pour une définition mathématique de la fonction de production : http://junon.univ-cezanne.fr/bornier/prod/node5.html
Internalisation : L’internalisation consiste à supprimer une externalité négative. En d’autres termes, la personne qui crée une externalité négative compense celle qui la subit, directement ou indirectement, par le biais d’une taxe par exemple. Ainsi, une industrie qui pollue sera contrainte de prendre en compte dans ses décisions que le fait qu’elle pollue a un coût pour d’autres agents.
Loi de l’offre et de la demande : Le prix d’un bien échangé sur un marché est déterminé par l’équilibre de l’offre et de la demande. La demande d’un bien est une fonction décroissante du prix alors que l’offre d’un bien est une fonction croissante du prix ; il existe un prix d’équilibre pour lequel l’offre est égale à la demande. Ce prix est déterminé par la libre négociation entre les offreurs et les demandeurs. Le fonctionnement de la loi de l’offre et de la demande suppose que la concurrence soit totale sur les marchés. Parmi les conditions, il est nécessaire qu’il y ait une parfaite flexibilité des prix, puisque ce sont les mouvements de prix qui sont susceptibles de rétablir l’équilibre à la suite d’un changement quelconque dans les conditions du marché.
Marché : Lieu de rencontre entre une offre et une demande qui aboutit à la formation d’un prix
Offre : Sur un marché donné, quantité maximale de biens ou de services qu’un agent économique ou un ensemble d’agents souhaite vendre pour un prix donné.
Prix de marché : Prix résultant de la confrontation de l’offre et de la demande pour un produit déterminé.
Productivité : Rapport entre une quantité produite (tonne de blé, m3 d’eau potable) et les moyens mis en œuvre pour l’obtenir, i.e. les facteurs de production : travail, capital, facteur naturel. La productivité mesure l’efficacité des facteurs de production et l’efficacité de leur production.
Surplus : Avantage obtenu par un consommateur ou un producteur du fait d’un prix inférieur (consommmateur) ou supérieur (producteur) à ce qu’il était disposé à payer (consommateur) ou à accepter (producteur) pour un produit. La somme des surplus individuels est appelé surplus collectif et est une mesure du bien-être de la collectivité.
Taux d’actualisation : Chiffre qui permet de transformer une valeur future, par exemple une somme d’argent à recevoir dans l’avenir en une valeur présente équivalente. En d’autres termes, c’est le taux de préférence pour le présent d’un individu ou d’une collectivité.
Valeur de leg : Valeur de non-usage liée au fait de transmettre un patrimoine aux générations futures
Valeur de non-usage : Valeur relative à la satisfaction de savoir qu’un actif ou un état de fait désirable existe. Ces valeurs sont souvent liées aux notions, de justice, ou de respect de la Nature et permettent de justifier la protection d’espèces ou de sites naturels connus.
Valeur d’option : Valeur d’usage accordé à la conservation d’un actif en vue d’un usage futur (par exemple, la préservation d’une plante connue pour son intérêt médical)
Valeur patrimoniale (ou valeur d’existence) : Valeur de non-usage simplement liée au fait qu’un patrimoine existe.
Valeur d’usage : Valeur relative à la satisfaction d’utiliser ou de pouvoir utiliser un bien environnemental.
Certaines des définitions de ce glossaires sont directement issues de sites internet ou du dictionnaire d’économie et de sciences sociales dont les références sont ci-dessous :
Source internet :
Sources papier